A quoi bon ?
1h30 passée et pas envie de me coucher.
Pas envie non plus de me remettre à mon recueil, pas envie de retravailler mes textes, pas envie de développer mon site, pas envie de dormir… Mais alors que me reste-t-il ? Ecrire ? Ecrire juste pour écrire… - Il me semble que cela me rappelle quelque chose… J - Cela fait bien longtemps que je n’ai pas réouvert mon journal pour y laisser s’échapper mes pensées. Depuis que je me consacre presque entièrement à mes nouvelles, je n’ai quasiment plus écrit dans le « waterzoi letters ». Et puis il faut dire aussi que la vie allait plutôt bien pour moi et il est vrai que lorsque la vie nous sourit, le besoin d’écrire se fait moins pressant.
Mais aujourd’hui tout est différent…
Quatre années de ma vie viennent de s’achever brusquement et je suis enfin parvenu à affronter la vérité en face : Je n’étais pas heureux.
Mais ce bonheur après lequel je cours depuis si longtemps sans jamais parvenir à le rattraper m’est-il seulement accessible ?
J’ai rencontré des personnes apparemment merveilleuses, des amis soudés, j’ai reçu quelques attentions qui m’ont touché mais voilà déjà l’heure des premiers différends et je me demande de nouveau si je suis vraiment fait pour la vie en société ! Je ne veux plus recevoir si cela doit forcément cesser juste parce que je suis ce que je suis ! J’ai envie de tourner les talons, de partir ! Fuir et ne plus avoir de comptes à rendre à personne, ne plus avoir à me remettre en question ! M’isoler du monde et me retrouver…
…Seul.
Je m’inquiète pour demain mais je crois que mon avenir me fait moins peur qu’il ne m’attriste ! Je vais bientôt me retrouver sans appartement, sans emploi, sans argent mais ce qui me déprime vraiment c’est qu’il y a de grandes chances que je retrouve un travail demain, et que je me lève chaque matin pour faire un boulot que j’exècre juste parce qu’il faut bien vivre et ainsi je ne sais combien de temps je pourrais tenir !
Cette vie ne me convient pas et cela fait trop longtemps que je cours après un bonheur qui n’est peut-être qu’illusoire alors je me dis…
A quoi bon !